Des idées qui prennent
d’autres formes.

Un projet institutionnel principal et trois initiatives complémentaires relient les travaux de la Fondation aux institutions, à la culture, au vivant et à l’expérience humaine.

Reliefs sableux ocres aux ondulations profondes

Culture & prospective

Dune University

Dune sert de laboratoire fictionnel pour penser la dépendance aux machines, le pouvoir et les transformations de l’humanité.

En savoir plus — Dune University, machines et institutions

Machines et capacité de recours

L’univers de Dune imagine une rupture profonde entre l’humanité et les machines intelligentes, puis des sociétés qui développent autrement leurs capacités. Ce détour fictionnel permet d’examiner la perte de contrôle, le refus d’une dépendance et les institutions qui leur succèdent. Il ne signifie pas que l’œuvre aurait prédit les systèmes d’IA contemporains.

Dans The Dune Encyclopedia, l’entrée sur le Jihad butlérien rapproche machines, désorganisation des échanges et possibilité de contester leurs jugements. Elle offre un point de départ pour discuter une question actuelle : comment conserver des recours face à un système devenu indispensable ?

Pouvoir et interdépendances

La répartition des ressources, les lignées, les organisations politiques et l’écologie d’Arrakis permettent de suivre les conséquences d’un choix à l’échelle d’une société. Les institutions façonnent les rapports humains autant que les outils dont ils disposent. La transformation d’un milieu peut aussi produire des effets que son objectif initial ne prévoyait pas.

Dune University développe ce terrain culturel par la lecture, la publication et la discussion. La fiction aide à construire des scénarios et à éprouver la cohérence d’une proposition ; elle ne remplace pas une validation scientifique. Son apport à la Fondation est de rendre perceptibles les dépendances entre technique, gouvernance et évolution humaine.

Le dictionnaire et ses contributions
Rat gris et blanc installé sur le tronc d’un arbre

Vivant & coexistence

ЯдT

Partager un environnement avec une autre espèce oblige à prendre au sérieux ses perceptions, ses besoins et sa manière d’apprendre.

En savoir plus — ЯдT et la coexistence entre espèces

Partager un milieu

ЯдT prend pour point de départ la relation entre humains et rats. Un espace conçu pour une seule espèce peut limiter les possibilités des autres : se déplacer, se cacher, explorer, établir des relations ou éviter une situation. Observer ces différences déplace la réflexion, de la simple proximité vers les conditions concrètes d’une coexistence.

L’intelligence animale se comprend dans des corps, des interactions et des milieux. L’apprentissage, l’adaptation et la résolution de problèmes n’impliquent pas des capacités identiques aux nôtres. Reconnaître une différence ne doit toutefois pas conduire à ignorer les besoins du vivant ou à n’évaluer sa place qu’en fonction de son utilité humaine.

Comprendre les intelligences biologiques

Ce terrain nourrit la réflexion de la Fondation sur la pluralité des formes d’intelligence. Il invite à concevoir des environnements qui tiennent compte de participants différents, puis à examiner les compromis que ces règles imposent aux humains.

Le lien avec les substrats biologiques reste une question de recherche distincte. La cognition incarnée peut inspirer une comparaison avec des systèmes artificiels ; elle ne transforme pas l’animal en dispositif de calcul. Toute perspective d’interface ou d’hybridation devrait établir séparément sa pertinence, ses effets et les protections du vivant. ЯдT garde ainsi une valeur propre, écologique et relationnelle, au-delà d’une éventuelle application technique.

Personne équipée d’un casque, de lunettes et d’un harnais, vue inversée sur fond de ciel bleu

Perception & expérience humaine

Wingsuit

Le vol met en relation perception, décision et risque. Il interroge ce que la technologie peut aider à comprendre sans se substituer à l’expérience.

En savoir plus — Wingsuit, perception et assistance technique

Le corps et la décision

La wingsuit associe préparation, concentration, lecture d’un environnement changeant et connaissance de ses limites. L’équipement participe à l’action, mais la pratique demeure physique : la fatigue, les sensations et les conséquences d’une décision ne se réduisent pas à des données affichées. Chaque saut ne constitue pas pour autant une expérience scientifique.

L’initiative s’intéresse à la transmission de cette expérience : observation, enregistrement en vue subjective et analyse de trajectoires peuvent rendre certains aspects plus faciles à discuter. La gestion du risque demande aussi de reconnaître les informations manquantes et les conditions dans lesquelles il convient de renoncer.

Des interfaces au service de l’attention

Réalité augmentée, informatique spatiale, simulation et assistance par IA ouvrent des pistes : quelles informations présenter, à quel moment et avec quelle fiabilité ? Une interface trop présente peut ajouter une distraction là où elle promettait une aide. Son intérêt dépend donc autant de ses effets sur l’attention que de sa sophistication.

Les réflexions autour de Wingsuit Swiss Academy envisagent des dispositifs immersifs et des liens avec la simulation en soufflerie. Ces pistes demandent une évaluation propre ; une réussite numérique n’établit pas la maîtrise d’un vol réel. Pour la Fondation, l’enjeu est de comprendre comment augmenter des capacités tout en préservant le jugement, la perception et la responsabilité de la personne.

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