En 2018, la découverte du testament d’Oscar conduit Üriel à repenser la transmission du patrimoine et sa vocation philanthropique. Le projet prend la forme d’une fondation de famille : son objet initial est le soutien aux membres de la lignée. Le cadre invoqué est celui de l’article 335 du Code civil suisse, consacré à l’éducation, à l’établissement, à l’assistance et aux buts analogues.
Cette mission élargit la réflexion sur les moyens de l’accomplir. L’apprentissage assisté par l’IA, l’augmentation cognitive et les interfaces entre humains et systèmes artificiels placent l’autonomie, l’identité et l’accès aux protections juridiques au cœur des travaux. La Fondation relie ainsi la recherche et la conception d’outils à sa réflexion sur l’éducation et l’assistance.
L’expérimentation porte aussi sur la conception même de l’institution. Le projet examine ensemble la contribution d’une personne physique, d’une personne morale et d’une entité envisagée comme « personne électronique ». Il formule un cadre pour préciser leur identité, leurs capacités, leurs droits et leurs responsabilités. Cette « personne électronique » demeure une proposition de recherche sans reconnaissance juridique établie.
En octobre 2025, la Fondation formalise la distinction entre sa mission familiale et ses travaux de recherche destinés à un public plus large. Elle expose les questions juridiques soulevées par cette double vocation et les formes d’organisation proposées pour la porter. Ce travail donne une structure à ses analyses : il articule l’entraide familiale, la recherche et le partage de propositions avec la société.