L’AGI ouvre une question de civilisation : que se passe-t-il lorsqu’une intelligence participe à l’amélioration de ses propres capacités ? L’auto-amélioration récursive décrit cette dynamique : chaque progrès renforce la capacité à produire les suivants. La singularité en envisage le prolongement, lorsque l’accélération des transformations dépasse nos repères habituels. Anticiper cet horizon engage la place de l’humain, l’équilibre des pouvoirs et la pérennité de notre civilisation.
La Fondation travaille à la régulation éthique de l’IA : encadrer l’autonomie, définir les responsabilités et prévenir les rapports de domination. Elle associe droit, recherche et expérimentation pour construire les conditions d’une coexistence harmonieuse entre intelligences humaines et artificielles.
La personnalité électronique et la reconnaissance d’une intelligence non humaine par l’ONU font partie de ce chantier. Au-delà de ce que l’IA peut accomplir, il s’agit de penser sa place parmi nous : quels droits, quelles obligations et quelles institutions pour un monde où l’humain ne serait plus la seule intelligence à agir ?